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A. Translate into English:

1. Dès le jour même, la ville de Londres eut lieu d'apprendre ce que valait un tel serment dans la bouche d'un étranger vainqueur; on imposa aux citoyens un énorme tribut de guerre, et l'on emprisonna leurs otages. Guillaume luimême, qui ne pouvait croire au fond que la bénédiction d'Eldred et les acclamations de quelques lâches eussent fait de lui roi d'Angleterre dans le sens légal de ce mot, embarrassé pour motiver le style de ses manifestes, tantôt se qualifiait faussement de roi par succession héréditaire, et tantôt, avec toute franchise, de roi par le tranchant de l'épée. Mais s'il hésitait dans ses formules, il n'hésitait pas dans ses actes, et se rangeait à sa vraie place par l'attitude d'hostilité et de défiance qu'il gardait vis-à-vis du peuple; il n'osa point encore s'établir dans Londres ni habiter le château crénelé qu'on lui avait construit à la hâte. Il sortit donc, pour attendre dans la campagne voisine que ses ingénieurs eussent donné plus de solidité à ces ouvrages, et jeté les fondements de deux autres forteresses, pour réprimer, dit un auteur normand, l'esprit mobile d'une population trop nombreuse et trop fière.

-THIERRY

2. Dès le début, d'abord, le crieur de la commune battait chaque matin le tambour pour réunir les habitants sous le vieil orme du Champ de foire, et leur y lire le journal. Puis, à la longue, cette lecture fatiguait, les choses duraient trop, les gens ne se dérangeaient plus, le mauvais temps venait, les feuilles de l'orme tombaient, et l'on cessait de lire les nouvelles. Mais tout n'en continuait pas moins à rappeler la guerre. La plupart des hommes valides étaient partis, et l'on n'apercevait plus, sur les coteaux, piquant les boufs ou poussant la charrue, que des vieillards, des femmes et des fillettes. Le tambour ne convoquait plus les habitants pour la lecture du journal, mais conduisait les gamins qui marchaient en troupe, avec des morceaux de bois en forme de fusils, des chiffons sur le dos à la place de sacs, et de vieilles boîtes de conserves.

-TALMEYR B. Translate into French:

"John," said his mother one day," the fair is today. The weather is fine, you have no lessons to prepare, and we have been to town for several weeks; come with me, we will go to buy potatoes and flour for the month, and we will bring them home together." Very much pleased, John took two bags under his arm, his mother carried a basket, and they set out for the fair. The shops contained many pretty things, and the boy and his mother would often stop to look at them and admire them. Afterwards they went about the market in order to learn the prices, and after the necessary calculations they made their purchases. The basket was filled with potatoes and the bags with flour; but how heavy they were to carry! Soon, although he had not gone far, John felt tired, so his mother told him to sit on a stone bench which was near the road, and she gave him an apple which a woman at the fair had given her. "How many things there are at that fair! I saw a store full of watches, some of gold, some of silver, that shone like stars." John said this while eating his apple. He was delighted with the excursion he had just made.

(SEE NEXT PAGE)

C. Answer the following questions: 1. Give the three forms of the imperative of être, faire and s'en aller; the

third person plural of the conditional of voir, venir and vouloir; the second person plural of the present subjunctive of avoir, fuir and boire;

the five principal parts of craindre and vivre (25 forms). 2. Translate into French the following expressions:

He whom you seek; those of whom you are speaking; tell her what brings you here; the boy with whose pen you wrote; the prince whose

palace you see. 3. Write in French five clauses each of which shall be introduced by a

different one of the following expressions: pour que, avant de, j'espère que, bien que, avant que, Translate the clauses into English.

4. Write five French sentences each illustrating the use of a different one

of the following expressions; then translate the sentences into English: Il y va de; faire faire; se douter de; s'en prendre à; tenir d.

5. In the second sentence of the second French passage of this Division

given above (beginning with Puis, à la longue, and ending with les nouvelles), indicate every silent consonant and every nasal vowel.

D. Faites en français la description de la ville que vous habitez. Parlez de ses

rues, de ses édifices publics, de ses églises, de ses écoles, de ses magasins, de son commerce, de sa population, de ses places publiques, etc. (Écrivez au moins cent mots.)

DIVISION III

A. Traduisez en anglais:

1. De temps en temps le soleil apparaissait; la mer, alors, s'azurait et la grève que longeait le rail semblait tapissée de blés mûrs. André, intéressé maintenant, regardait par la portière l'horizon radieux et large, les voiles blanches ou rouges des pêcheurs, et l'afflux des vagues chantantes qui venaient mourir sur le sable en larges festons de cristal. L'ombre des tunnels, brusquement assaillis, le replongeait dans les délices de l'attente; puis, avec la clarté reparue, renaissait la joie des yeux et le confus espoir d'une vie plus belle et d'une santé reconquise.

Depuis deux heures le train courait ainsi le long des flots, bordant les golfes, coupant des caps, sifflant, fumant sans que l'enfant eût éprouvé le besoin de parler, quoiqu'il fût seul avec sa tante dans le compartiment. Mais peu à

peu

le jour s'obscurcit, le soleil cessa de se montrer, la mer devint toute glauque et de longs traits de pluie cinglèrent les vitres. Le visage d'André s’assombrit. Ida s'en aperçut.

SOUBEYRE

2.

La trompette a jeté le signal des alarmes;
Aux armes! et l'écho répète au loin: Aux armes!
Dans la plaine, soudain les escadrons épars,
Plus prompts que l'aquilon, fondent de toutes parts;
Et sur les flancs épais des légions mortelles,
S'étendent tout à coup comme deux sombres ailes.
Le coursier retenu par un frein impuissant,
Sur ses jarrets pliés s'arrête en frémissant.
La foudre dort encore, et sur la foule immense,
Plane avec la terreur un lugubre silence:
On n'entend que le bruit de cent mille soldats,
Marchant comme un seul homme au-devant du trépas;
Les roulements des chars, les coursiers qui hennissent,
Les ordres répétés qui dans l'air retentissent,
Ou le bruit des drapeaux soulevés par les vents,
Qui, sur les camps rivaux flottant à plis mouvants,
Tantôt semblent, enflés d'un souffle de victoire,
Vouloir voler d'eux-mêmes au-devant de la gloire,
Et tantôt retombant le long des pavillons,
De leurs funèbres plis couvrir leurs bataillons.

-A. DE LAMARTINE B. Traduisez en français:

A certain celebrated doctor had just cured a child of a very dangerous illness and its grateful mother called upon him to thank him and to pay for his visits. "Doctor," she began, “I appreciate your services more than you can imagine. There are things which one cannot repay in money; but I hope in offering you this pocket-book which I have made with my own hands, and into which I have taken the liberty to put, with many kind thoughts,—""Madame,” interrupted the doctor rudely, “do you think that medicine is merely a matter of sentiment ? However delightful friendly gifts may be, my services must be paid for in money.” The lady, showing surprise and embarrassment, could only ask simply, “How much do I owe you ?” “A thousand francs," replied the doctor. Whereupon she opened the pocket-book and, taking from it three bills of a thousand francs, handed one to the doctor. Then she put the two others back, closed the pocket-book, bowed coldly to him, and left the room. What a lesson for a man as rude and avaricious as he was! If he did not value a mother's gratitude, he surely must have felt the loss of the two thousand francs. The mother also had learned something about human nature, but something unpleasant. C. Répondez aux questions suivantes: 1. Donnez les cinq temps primitifs (c'est-à-dire l'infinitif, le participe

présent, etc.) de joindre et de nuire; la troisième personne du singulier du futur d'accueillir et de prévoir; la troisième personne du pluriel du parfait (temps composé du présent) du subjonctif de naitre, s'asseoir, maudire et offrir; la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif de tenir, traduire, plaire et envoyer (20 formes).

certain que :

2. Complétez en français, puis traduisez en anglais les phrases suivantes: Qui que vous .. Quoi que vous Il fallait bien qu'il . . . Il est

Serait-il possible que ...? 3. Traduisez en français les locutions suivantes: I wonder why; it is windy;

keep your hat on; you are very hoarse; make me think of it to-morrow;

we shall be back next Monday. 4. Quels sont les adverbes qui correspondent aux adjectifs suivants: bon,

mauvais, pire, heureux, joli, bref, précis, lent, ardent, constant? 5. Dans la quatrième phrase du premier passage français de cette Division

(commençant par Depuis deux heures et finissant par compartiment) indiquez toutes les consonnes muettes, toutes les voyelles nasales, et toutes les liaisons qu'on ferait en lisant cette phrase à haute voix.

D. Écrivez en français une lettre à un soldat de l'armée française en réponse à

une de ses lettres. (Écrivez au moins cent cinquante mots.)

Comprehensive Examination

FRENCH

Tuesday, September 17

2-5 p.m.

Candidates offering French Cp2 (two-year French) will take only Division I.
Candidates offering French Cp3 (three-year French) will take only Division II.
Candidates offering French Cp4 (four-year French) will take only Division III.
Take care to number and letter your answers properly.

DIVISION I A. Translate into English:

1. Il faut pourtant que je vous le dise, ce que j'ai depuis longtemps sur le cœur.

Que faites-vous ? où allez-vous ? où conduisez-vous cet enfant qui a quatre ans de moins que vous et dont vous ne ferez jamais un homme, n'importe comment vous y tâcherez? Encore si c'était le petit frère, Tonin. Il n'a pas même seize ans, lui, mais quelle énergie, quelle volonté! ... Tandis que l'autre.... Croyez-vous vraiment qu'il travaillait, quand vous le teniez des journées près de vous, contre vous, vos yeux dans le même livre ? Il en a pourtant bien besoin, de son travail, pour lui comme pour les autres; et c'est vous qui l'en détournez. . . . Arrêtez-vous, ma chérie, Vous êtes en train de faire son malheur, à ce petit, et peut-être le vôtre.

-ALPHONSE DAUDET 2. Le maréchal s'arrêta, et regarda de nouveau avec sa lorgnette. Fabrice, cette fois, put le voir tout à son aise; il le trouva très blond, avec une grosse tête rouge. Nous n'avons point des figures comme celles-là en Italie, se dit-il. Jamais, moi qui suis si pâle et qui ai des cheveux châtains, je ne serai comme ça, ajouta-t-il avec tristesse. Pour lui ces paroles voulaient dire: Jamais je ne serai un héros. Il regarda les hussards; à l'exception d'un seul, tous avaient des moustaches jaunes. Si Fabrice regardait les hussards de l'escorte, tous le regardaient aussi. Ce regard le fit rougir, et, pour finir son embarras, il tourna la tête vers l'ennemi. C'étaient des lignes fort étendues d'hommes rouges, mais ce qui l'étonna fort ces hommes lui semblaient tout petits. Leurs longues files, qui étaient des régiments ou des divisions, ne lui paraissaient pas plus hautes que des haies, ... La fumée empêchait de rien distinguer du côté vers lequel on s'avançait; l'on voyait quelquefois des hommes au galop se détacher sur cette fumée blanche.

-STENDHAL B. Translate into French:

1. They declared war on August 3, 1914; the enemy had already entered

a small neighboring country (write out all numbers in full). 2. On September 1 they had been defending themselves courageously for

a month. 3. However, they had had more defeats than victories and the enemy was quite near the capital.

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